A 32 ans, Sylvain Bazin a décidé de se lancer dans ce qu’aucun n’a jamais fait : parcourir les plus grands chemins de randonnées du monde. Du Népal au Lichtenstein, de La Martinique au Bouthan, des Carpates à la Colombie en passant par l’Espagne, les Etats-Unis et l’Himalaya, il s’apprête à courir plus de 15 000 km en 3 ans pour son Trail World Tour. Un projet gigantesque, incroyable et sans doute un peu fou, auquel nous n’avons pas hésité à nous associer.Rencontre avec Sylvain, ce passionné du monde, ce fou de course, cet acharné de sensations, cet amoureux d’expériences insolites.
Sylvain, Peux tu te décrire en quelques mots?
SB: « « Ultra-runner, journaliste, photographe…Tous les enfants courent, moi je n’ai jamais arrêté. Courir et marcher est ensuite devenu pour moi une façon d’exister, un moyen de voyager, un mode de vie et d’appréhension du monde. Je trace ma vie avec mes pieds, transmets mes expériences avec mes mains, par l’écrit et l’image. »
Comment t’es venue l’idée du Trail World Tour ?
SB: « En marchant, en courant…Depuis quelques années j’arpente pas mal les chemins du monde, à l’occasion de courses organisées mais aussi sur des « off » ou bien tout simplement seul ou avec des amis, en rando ou trek sportif. J’ai donc de plus en plus envie de mieux découvrir ces chemins, leurs réalités, la nature et les gens qui vivent autour. Comme le monde compte un certains nombre de très grands chemins plus ou moins mythiques, les traverser m’attirent. Et puis l’idée d’enchainement est intéressante, cela montre la diversité et la richesse que peut apporter une même activité, celle si naturelle de marcher sur un chemin. Une richesse à l’image du monde, je pense. »
C’est un projet gigantesque et incroyable , mais un peu fou aussi ? Le gout du risque et de l’aventure ont toujours été des moteurs pour toi?
SB: « Un peu fou… peut-être. Enfin disons que je suis sans doute un peu plus idéaliste que la moyenne. Le goût du risque? Sans doute un peu, pourtant je ne suis pas un kamikaze dans l’âme non plus. Mais c’est vrai que je prends quelques risques dans la vie, à essayer de la mener comme je l’entends, pas forcément selon le modèle social le plus répandu…Plus sérieusement je pense que cela s’inscrit dans une certaine continuité pour moi. Je suis allé de la course à pied « classique » aux trails aventure, avec un penchant de plus en plus marqué pour les voyages où le défi physique reste présent mais devient surtout un « passeport » pour la découverte et l’aventure, comme lors de mon voyage à vélo en Mongolie ou de l’Himal Race au Tibet et au Népal. Alors marcher sur ces grands chemins de randonnée, plus ou moins lointains et plus ou moins balisés d’ailleurs, sera l’occasion d’assouvir cette soif de voyage sportif, et d’aventure intérieure aussi. »
Que redoutes tu le plus quand tu partiras ou qu as tu connu de plus dur ?
SB: »Je ne redoute pas vraiment quelque chose en particulier… Bien sûr il peut arriver plein de choses, mais bon je ne suis pas sûr qu’il y ait beaucoup plus de dangers qu’en restant chez soi. Ce que j’ai connu de plus dur… J’ai souvent du mal avec la chaleur humide extrême, mais bon c’est surtout gênant quand on court à fond… »
De plus beau?
« Beaucoup de belles images et de beaux moments, alors c’est difficile de choisir. Côté paysage, l’Himalaya est tout de même marquant. Le panorama sur la chaîne de l’Everest depuis le Renjo La ne s’oublie pas. Ma découverte du Sahara reste gravée de la même façon dans ma mémoire. Mais les moments partagés avec des amis, ou des rencontres sur les chemins sont tout aussi importants, dans un registre différent. Et là, j’ai de nombreux très beaux souvenirs! »

Anecdote la plus insolite?
SB: »Peut-être ces nomades mongols lors de ma longue balade à vélo là-bas, qui vous repèrent aux jumelles, gallopent vers vous à cheval pour vous rejoindre sur la piste juste pour vous inviter à prendre le thé sous la yourte. Un sens de l’hospitalité et une recherche du contact vraiment sympa et un peu surprenant la première fois! »
Qu attends tu de notre collaboration?
SB: »Je pense que les produits Géonaute vont m’aider dans mes voyages et mes aventures; d’une part pour me diriger, grâce aux gps, me situer, avec les montres de montagne, m’éclairer…d’autre part vont aussi m’aider à communiquer: à mieux dire où je suis, mais aussi à produire de l’image et de la communication, ce qui est aussi un des objectifs de ce projet. Je veux en effet faire partager mes aventures! Enfin, j’aime l’idée d’avoir des partenaires sensibles à mes projets et avec lesquels je vais pouvoir échanger, d’après mon expérience sur le terrain, sur les produits, leur facilité d’usage et leur efficacité. »
Geonaute s’est engagé à fournir à Sylvain du matériel durant le Trail World Tour parmi les quels des montres GPS et une caméra G-EYE pour qu’il partage avec nous et avec vous ses plus belles émotions . Sylvain s’est envolé ce matin pour traverser la Martinique. Première étape d’une belle aventure que nous entamons ensemble.
Bon voyage !










Bravo Sylvain ton projet va vraiment se réaliser